Marie-Laure Augry, figure emblématique du journalisme télévisé français, a récemment fait des révélations sur le montant de sa pension de retraite. L’ancienne présentatrice de JT, aujourd’hui âgée de 77 ans, s’est confiée lors de son passage dans l’émission « Chez Jordan » diffusée sur C8 le 3 juin 2024. Ses déclarations ont particulièrement retenu l’attention, notamment lorsqu’elle a évoqué son ancien confrère Jean-Marc Sylvestre.
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ToggleLa retraite modeste d’une grande figure du journalisme
Face aux questions directes de Jordan de Luxe, Marie-Laure Augry n’a pas éludé le sujet de ses revenus à la retraite. Lorsque l’animateur a suggéré qu’elle devait percevoir « une énorme retraite » grâce à sa carrière à TF1, la journaliste a tenu à remettre les pendules à l’heure. Elle a précisé avoir effectué la majeure partie de son parcours professionnel dans le service public.
« Je suis née avant-hier, on n’avait pas du tout les salaires d’aujourd’hui », a-t-elle expliqué pour contextualiser sa situation. La journaliste a souligné que sa période chez TF1 après sa privatisation n’avait duré que deux ans, ce qui relativise l’impact sur sa pension actuelle.
Marie-Laure Augry a finalement révélé toucher environ 2 500 euros mensuels de retraite. Ce montant, bien que confortable comparé à la moyenne nationale, reflète une carrière marquée principalement par le service public audiovisuel, où elle a officié pendant des décennies, notamment sur la première chaîne de l’ORTF puis à La Cinq.
Une pique adressée à Jean-Marc Sylvestre
L’aspect le plus commenté de cette interview reste la comparaison que Marie-Laure Augry a spontanément établie avec son ancien collègue Jean-Marc Sylvestre. « C’est pas la retraite de Jean-Marc Sylvestre », a-t-elle lancé avec une pointe d’ironie, précisant qu’elle avait bien connu le journaliste économique lors de son passage à La Cinq.
Cette référence n’est pas anodine. Quelques mois auparavant, Jean-Marc Sylvestre avait créé la controverse sur le même plateau en déclarant percevoir 9 000 euros mensuels de retraite tout en estimant que ce montant n’était « pas assez » pour satisfaire ses « envies » et ses « besoins ».
Marie-Laure Augry s’est interrogée sur le caractère « ironique » des propos de son confrère, soulignant implicitement le décalage entre la situation privilégiée de ce dernier et la réalité de nombreux retraités français. Cette pique subtile a été perçue comme un tacle élégant mais ferme à l’encontre du journaliste économique.
Le contraste des parcours et des revenus
L’écart considérable entre les 2 500 euros perçus par Marie-Laure Augry et les 9 000 euros revendiqués par Jean-Marc Sylvestre illustre les disparités qui peuvent exister au sein d’une même profession. Cette différence s’explique notamment par les choix de carrière et les périodes d’activité des deux journalistes.
Après la polémique suscitée par ses déclarations, Jean-Marc Sylvestre avait d’ailleurs tenté de faire machine arrière en reconnaissant sur le plateau de TPMP avoir commis une « maladresse ». Il avait néanmoins maintenu que son niveau de retraite résultait d’un parcours professionnel légitime, précisant qu’il n’avait « volé de l’argent à personne » et que ce montant subissait une imposition conséquente.
Le témoignage de Marie-Laure Augry apporte un éclairage différent sur la question des retraites des personnalités médiatiques. Son approche, marquée par une certaine sobriété et un refus de se plaindre malgré une pension bien inférieure à celle de son confrère, contraste avec l’attitude qui avait valu à Jean-Marc Sylvestre de nombreuses critiques.
Cette confrontation indirecte entre deux figures du journalisme français souligne les différences de perception quant à la notion de suffisance financière et questionne plus largement les inégalités du système de retraites en France.