c'est décidé, la vitesse de l'autoroute abaissée définitivement à 100kmh en france

C’est décidé, la vitesse de l’autoroute abaissée définitivement à 100km/h en France

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La question des limitations de vitesse sur les routes françaises revient au cœur de l’actualité. Comme directeur de publication, je me devais d’aborder ce sujet qui touche tous les automobilistes. J’ai encore en mémoire ma dernière traversée de la France pour assister à un festival de théâtre contemporain dans le sud – le temps passé sur l’autoroute m’avait permis de réfléchir aux rythmes de notre société, toujours plus rapide. Aujourd’hui, c’est une mesure radicale qui vient d’être annoncée : la limitation de vitesse sur les autoroutes françaises va être définitivement abaissée à 100 km/h. Un changement majeur dont nous analysons les implications.

Les limitations de vitesse en France : une histoire d’évolution constante

L’histoire des limitations de vitesse en France s’inscrit dans une dynamique d’adaptation progressive aux enjeux de sécurité routière. La première vitesse maximale autorisée (VMA) remonte à 1962, ne concernant alors que la circulation en agglomération fixée à 60 km/h. Avant 1973, aucune restriction de vitesse n’existait hors agglomération, à l’exception de quelques expérimentations localisées.

Le tournant majeur s’est produit en juillet 1973, quand la VMA a été fixée à 100 km/h sur l’ensemble du réseau routier français, hormis les autoroutes. Cette mesure a rapidement évolué avec l’établissement en novembre 1974 des limitations que nous connaissions jusqu’à présent : 130 km/h sur autoroutes, 110 km/h sur voies express et 90 km/h sur les autres routes.

Ces dernières années, plusieurs modifications ont marqué la réglementation routière. En 2018, la vitesse maximale a été abaissée à 80 km/h sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central, une décision qui avait suscité de vives controverses. La nouvelle mesure fixant la vitesse sur autoroute à 100 km/h s’inscrit dans cette continuité de réduction progressive des limitations.

Un regard sur nos voisins européens montre que cette tendance s’observe également ailleurs :

PaysLimitation sur autoroute
AllemagnePas de limitation générale (recommandation à 130 km/h)
Suède110 km/h
Pays-Bas100 km/h (de jour) – 130 km/h (de nuit)
France (nouvelle mesure)100 km/h

En sortant d’une exposition sur l’évolution des transports au Palais de la Découverte la semaine dernière, je discutais avec Émilie de cette question : comment notre rapport à la vitesse a progressivement changé au fil des décennies, passant d’un symbole de modernité à une préoccupation de santé publique et environnementale.

Sécurité routière et vitesse : quelles conséquences ?

Les données scientifiques sont sans appel : la vitesse constitue un facteur causal déterminant dans les accidents de la route. Le risque d’être tué augmente proportionnellement avec la vitesse pratiquée, une réalité que les statistiques confirment année après année. Selon les études, la distance d’arrêt d’un véhicule dépend directement de sa vitesse, combinant le temps de réaction et la distance de freinage.

Une modélisation élaborée par G. Nilsson en 2004 et affinée par R. Elvik en 2009 établit qu’une baisse de 1% de la vitesse moyenne entraîne une réduction de 2% de l’accidentalité corporelle et de 4% de la mortalité. En suivant cette logique, le passage de 130 km/h à 100 km/h sur autoroute pourrait avoir des effets significatifs sur la mortalité routière.

Les chiffres témoignent d’une amélioration constante mais encore insuffisante. Si la France a connu un record tragique de 18 034 décès sur les routes en 1972, ce nombre est passé sous la barre des 10 000 en 1995, puis sous celle des 4 000 en 2011. En 2018, le bilan s’établissait à 3 259 personnes tuées.

Les impacts de la réduction de vitesse se mesurent également en termes d’énergie cinétique. À 100 km/h au lieu de 130 km/h, cette énergie est réduite de plus de 40% en cas de choc. Voici les principales conséquences de cette mesure sur la sécurité routière :

  • Une réduction significative des distances de freinage
  • Une amélioration du temps de réaction face aux obstacles
  • Une diminution de la gravité des blessures en cas d’accident
  • Une baisse potentielle du nombre de décès estimée à plusieurs centaines par an

Les impacts économiques et environnementaux de la réduction de vitesse

Au-delà de la sécurité routière, cette mesure présente des avantages économiques et écologiques substantiels. La réduction de la vitesse maximale à 100 km/h sur autoroute pourrait contribuer à diminuer de 20% les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports, l’un des principaux émetteurs en France.

Pour les automobilistes, l’économie de carburant serait de l’ordre de 15%, ce qui représente une baisse d’environ 1,40 euro par 100 km parcourus. Sur une année complète, cela pourrait représenter une économie moyenne de 200 euros par conducteur, un argument non négligeable en période d’inflation et de hausse des prix des carburants.

Le gain pour la collectivité s’élèverait à plusieurs millions de tonnes de CO2 non rejetés dans l’atmosphère et d’environ un million de tonnes de carburant économisées annuellement. La qualité de l’air s’en trouverait également améliorée, notamment autour des grands axes autoroutiers.

Par contre, cette mesure suscite des oppositions. Certains évoquent l’allongement des temps de trajet – environ 15 minutes supplémentaires pour 100 km d’autoroute. D’autres craignent un impact sur certains secteurs économiques dépendant des transports rapides.

Pour être totalement transparent avec nos lecteurs, et à l’heure où les débats sur les limitations de vitesse continuent d’animer les conversations dans les cafés parisiens que je fréquente régulièrement, je dois préciser que cet article est… un poisson d’avril ! La limitation à 100 km/h sur autoroute n’est pas à l’ordre du jour officiel, mais le débat sur la vitesse reste bien réel et mérite notre attention.

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