Zo Brel ! Tellement humain !

Jacques Brel

Présentation

Zo Brel ! Tellement humain ! de Jacques Brel
Date(s) :
du 22 mai 2012 au 30 aoû 2012
Mardi
Mercredi
Jeudi
à 19h30
Durée : 1h15

Je crois qu’on ne quitte absolument jamais l’enfance.

Jacques Brel

De L’Enfance aux Bourgeois, en passant par Le Gaz ou Madeleine, Zo Brel ! Tellement humain ! offre, à travers un voyage de l’aube au crépuscule de l’humain, une vingtaine de titres, connus ou moins connus, revisités par une voix et un piano entrecoupés de réflexions et de propos originaux du grand Jacques.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

La presse en parle

La presse parue…
Un spectacle respectueux, intelligent et émouvant / Le Figaro
Jean-Jacques Marin et Axel Chill revisitent avec maîtrise et originalité l’œuvre et la vie du célèbre artiste / Le Figaroscope

La presse en parle…
C'est audacieux et réussi / Le Pariscope
Pas mal du tout / Télérama.fr

Distribution

Texte :
Mise en scène :
Musique :
Lumières :
Costumes :

Coréalisation Les Déchargeurs / le pôle en accord avec le pôle diffusion

Multimédia

Notes & extraits

Zo Brel, qu’est-ce que c’est ?

Ça vous intrigue non, ce ZO ! Zo Brel qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ?
Vu qu’on comprend pas, on se dit « y’en manque »… Je sais pas moi ça pourrait être ZORRO ! Et non c’est pas Zorro !
Alors, ZOO !

Ah on se rapproche un peu là, le grand ZOO du monde, la cage qui nous entoure, la liberté à laquelle on rêve, la solitude aussi de l’animal enfermé, la folie qui guette, la conscience de l’autre enfin…des autres, qui passent devant nous toute la journée, inconscients de leur propre cage…Qui est à l’extérieur ? Qui est à l’intérieur ?
Mais non, c’est pas Zoo, non, c’est juste Zo ! Avec un Z comme une rayure, une fin « d’alphabête », aussi définitive qu’une blessure dans l’espace. Un Z donc adouci de son O, sorte de bouche ouverte, de respiration, un cul de bouche au duvet de poule, Z comme masculin, O comme féminin…ZO Brel quoi !
En fait je ne sais pas vous mais moi je trouve que ZO c’est … c’est … c’est tellement … tellement ZO ! Et là si vous saviez ce que veut dire ZO vous pourriez me dire, il pléonasme. On ne peut pas être « tellement ZO » ! Et non puisque ZO ça veut justement dire « tellement » en flamand.

Créer du sens que rien n’achoppe. Pas raconter une histoire, raconter des histoires, des bouts. Construire au gré des textes, des musiques, des gens avec ce que j’ai en face, avec ce que je suis, avec tout ce que je ne vois pas mais qui est là et qui parfois surgit ou d’autres fois se cache.
Il était une fois, plein de fois…

L’homme dont on parle ici, à travers les chansons du « Grand Jacques » est tout petit, serré dans son costume, endimanché en pleine semaine, tout juste sorti de l’enfance. Il parle avec les mots d’un autre mais les fait siens car la vie appartient à tout le monde et qu’on est pas si différents. Il a le cœur si large qu’on y entre sans frapper. Un peu comme une maison avec des tas de fenêtres, avec presque pas de mur.
Son père était un chercheur d’or : l’ennui c’est qu’il en a trouvé. Sa mère priait pour son salut. Et puis…et puis il y a Frida qu’il aime comme un soleil même si les autres veulent pas parce que chez ces gens là, on ne vit pas, on triche. Mais quand on a que l’amour à s’offrir en partage au jour du grand voyage et quand on ne sait pas pourquoi la nuit, jouant comme une guitare, nous a forcée à venir ici pleurer devant cette gare ou voir un ami pleurer. Que l’on voit vieillir la pendule d’argent qui dit oui, qui dit non. Quand on est le suivant de celui qu’on suivait. Qu’on ne nous apprend pas que si c’est pas sûr c’est quand même peut-être. Et que pour la Fanette s’est arrêtée la chanson.
Alors on repense à l’enfance, qu’il est midi tous les quarts d’heure, mercredi tous les matins, que les adultes sont déserteurs et tous les Bourgeois des indiens.

Et si c’était l’enfance qui se cache et que je ne vois pas toujours. Elle, sous l’escalier de la maison, à grignoter des bonbons.
J’adore faire des maisons de mots et de notes, de musique aussi et parfois même, surtout, de tout ce qu’on entend sans avoir à le dire.
La maison est ouverte, j’y tiens. On peut y entrer de partout.

Renaud Maurin

LES TITRES
Le Cheval (Jacques Brel / Gérard Jouannest)
Rosa (Jacques Brel)
L’Enfance (Jacques Brel)
La Fanette (Jacques Brel)
Au suivant (Jacques Brel)
Les Bourgeois (Jacques Brel / Jean Corti)
Les Bigotes (Jacques Brel)
Fils de... (Jacques Brel / Gérard Jouannest)
Le Gaz (Jacques Brel / Gérard Jouannest)
Madeleine (Jacques Brel / Gérard Jouannest / Jean Corti)
L’Ivrogne (Jacques Brel / Gérard Jouannest / François Rauber)
Mathilde (Jacques Brel / Gérard Jouannest)
Les Coeurs tendres (Jacques Brel)
Voir un ami pleurer (Jacques Brel)
Je ne sais pas (Jacques Brel)
Les Vieux (Jacques Brel / Gérard Jouannest / Jean Corti)
Le Moribond (Jacques Brel)
La Statue (Jacques Brel / François Rauber)
Ces gens là... (Jacques Brel)

Les textes énoncés par Jean-Jacques Marin sont de Renaud Maurin