Vulcano dans C’est moi qui décide

Présentation

Vulcano dans C’est moi qui décide de
Date(s) : du 7 sep 2011 au 7 déc 2011
Mercredi
à 20h00
Durée : 1h00

« Alors je rappelle les règles. On discute, tu m’écoutes et après tu es d’accord. »

Solo pour un clown seul qui veut un monde sans dieu, ni maître, ni tribun... sauf si c'est lui.
Vulcano, grand idéaliste aux idées courtes, rompt sa solitude et décide de prendre le pouvoir.

Informations sur le lieu

Salle La Bohème
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris, IdF

Distribution

Mise en scène :
Comédien(s) :
Musique :
Costumes :
Crédit Photo Visuel :

Coréalisation Les Déchargeurs / In Extenso 93

Multimédia

Notes & extraits

Le point fondateur de notre travail est le désir d'aborder à travers le jeu clownesque les grands thèmes de la comédie humaine : la solitude, la tyrannie, le pouvoir et ses abus. Tout est parti de Vulcano, et ses improvisations vulcanesques entre enfant terrible et dictature...
Nous nous sommes intéressés au sentiment de toute puissance, au fantasme d'omnipotence, à la croyance d'un pouvoir illimité et magique de l'enfant qui ne comprend pas comment l'adulte peut le limiter dans ses possibles.
Ce spectacle est nourri de notre indignation devant un chef d'état à l'ego surdimensionné et sa politique d'exclusion et d'expulsion, de lutte que nous avons menées au côté d'immigrés clandestins qui aimeraient ne plus l'être.
Écrire pour Vulcano nous mène à jouer avec les écarts entre le politique et le poétique. Nous avons voulu mettre dans la bouche de Vulcano un discours qui s’adresse à l’adulte et laisse la porte ouverte à l’enfant. C'est l'histoire de Vulcano et des Autres. Vulcano a soif de reconnaissance et d’amour. La solitude le pousse à la rencontre... il cherche, veut trouver à tout prix un compagnon, un ami un copain, quelqu'un. Mais la peur mène au rejet de l'autre... et pour se protéger de l'inconnu, il laisse l'étranger dehors.

Catherine Dubois et François Pilon

On est une grande famille. On est tous ensemble. On va tous dans la même direction.
Alors je rappelle les règles. On discute, tu m’écoutes et après tu es d’accord.
Ici, je suis le berger et toi tu es mes brebis. Y’a pas de mouton galeux, de brebis noire.
Ici les moutons noirs y sortent...
Je veux que vous m’aimiez, que vous me partagiez, que vous me démocratiez !
On est en démocratie ! J’ai quand même le droit de décider de faire ce que je veux, non ?
Si la démocratie c’est pour pas m’obéir, alors ça sert à rien la démocratie.

Vulcano, discours d'investiture