Tristaw

en concert

Tristaw se joue des sons, des mots et de ses inspirations pour mettre son voyage en poésie.

Présentation

Tristaw de Tristaw
Date(s) : du 7 Jan 2016 au 14 avr 2016
Jeudi
à 19h30
Durée : 1h

Tristaw pose ses valises du côte de la chanson française. Dans cette nouvelle proposition, il se dévoile intimement, raconte les histoires des autres, se révolte et s'engage parfois, mais jamais ne dévie de sa route. Son répertoire est sous l’influence de ses explorations musicales, qu’elles soient latino-américaines, Dub, jazz manouche ou encore rock. Tout est prétexte au voyage : un déserteur, un vieil homme, des boucles musicales prises en live…

EP disponible en écoute (gratuite) en téléchargement numérique (payant) et en version CD ( en pré-commande) à cette adresse : tristaw.bandcamp.com

Informations sur le lieu

Salle La Bohème
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris, IdF

Distribution

Mise en scène :
Musique :

Coréalisation Les Déchargeurs / MFSM

Multimédia

Dossier de presse
Dossier de presse

Notes & extraits

Note de l'auteur/compositeur

Mes textes sont d'abord très intimes et personnels, car chanter me permet d'extérioriser mes peurs, mes joies ou mes idées plus facilement qu'en discutant. C'est un moyen d'expression et de partage !

J'aime aussi me mettre dans la peau de personnages, fictifs. J'imagine leurs impressions, leurs angoisses, comme, par exemple, celles de ce vieil homme qui se voit vieillir en regardant ces mains. Ce sont, la plupart du temps, des problèmes, qui au fond me concernent aussi, qui concernent beaucoup de monde, en réalité, je crée des histoires pour les raconter. Certains de mes textes sont plus «politiques».Ceux-là, même s'ils ne parlent pas explicitement de l'actualité, découlent en général d'une situation qui me révolte, d'une conversation qui m'émeut ou d'une rencontre qui me touche.

Pour la musique, je me laisse emporter par mes diverses inspirations. Je fais de la chanson française,mais j'aime particulièrement enrichir ce genreavec des rythmes ou des mélodies qui viennent d'ailleurs, comme, par exemple, le jazz manouche, le rock, la bossa... Afin de donner du volume, de la profondeur à mes morceaux, et de poser des nappes musicales, j'utilise une pédale de boucle, sur laquelle sont branchées ma guitare électrique et ma voix. Je décompose certaines phrases en syllabes, certains thèmes en notes isolées et je les reconstruits en les enregistrant une par une puis en les superposant.

Note de l'artiste dessinatrice

Mon travail se situe à mi-chemin entre le dessin et la bande dessinée. Nous sommes à une époque oùles formes narratives se multiplient et se libèrent des conventions de la bande dessinée classique, où une nouvelle façon de raconter des choses est possible, et je m'en réjouis.

Raconter des histoires, souvent courtes, avec de petites séries de dessins muets est un exercice très intéressant graphiquement. Le noir permet à lui seul un infini de possibilités.

L'humour noir et grinçant est présent dans mon travail, et il est, à mes yeux indissociable des sujets que j'aborde. Ainsi, j'utilise une symbolique universelle pour détourner des idées, pour prêter à confusion.

Plusieurs degrés de lecture sont toujours possibles, et j'aime laisser cette liberté d'imaginer et de réinventer l'histoire à celui qui regarde.

L'être humain est au cœur de mon travail, en proie à des situations déroutantes et équivoques.

J'aime utiliser des supports différents, du format livre aux séries de moyens formats,en passant par le dessin mural à échelle 1 ou encore le dessin d'animation, en essayant constamment d'adapter mon propos au choix du support.

Je m'intéresse cependant de plus en plus à l'édition. J'aientamé une série de fanzines en collaboration avec des artistes dont j'aime le travail. L'idée est de jouer avec les innombrables possibilités que permet la simple contrainte d'un format «livre». C'est tout à fait passionnant, et très créatif.

Les Mains

Elles se sont réveillées, tranquilles et fragiles, Elles se sont agitées volatiles mais dociles
Puis survolant ton alphabet sauvage, et tes tournures les plus sages
Elles ont tutoyé tes plus intimes fresques, tes calmes et sereines arabesques,
Elles se jouent de tes étranges cédilles, mais maintenant, elles grésillent, elles pointillent

Ces mains, elles vieillissent maintenant, se sont ternies du temps qui vit, des jours qui passent, de l'homme qui rit du vent qui casse, mes deux oiselles, je vous sensm'échapper, restez mes belles, à mes extrémités

Elles en ont côtoyé, tant d'autres amicales, elles en ont vouvoyé certaines presque mygales, elles tricotaient une toile atypique, instable, indécise, parfois chaotique
elles se sont accrochées à des cordes effilées puis se sont rattrapées aux épines aiguisées de parois sans commune hauteur, et maintenant elles pleurent, elles meurent

Ces mains, elles s'effritent maintenant, se sont ternies du temps qui vit, des jours qui passent, de l'homme qui crie du vent qui tasse, mes deux oiselles, je vous sens m'échapper, volez mes belles, restez à mes cotés

Elles se sont attachées à tes courbes affinées, puis elles ont transpiré sur tes arcs voûtés, dessinant tes méandres, tes lacets, elles étaient douces ô ça oui, elles l'étaient

Ces mains, elles ont vécu des décennies, se sont ridées, se sont ternies du temps qui passe trop rapidement, et maintenant c'est en tremblant, qu'elles rédigent ce testament