Overtime

Présentation

Overtime
Date(s) :
du 4 mar 2014 au 22 mar 2014
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
à 21h30
Durée : 1h00

Les songes musicaux d’un monde qui glitch

La Faucheuse, un rongeur, trois amants, un contrôleur de comptes, une Geisha, une personne très laide, une sage-femme et d’autres amis peuplent le royaume fantastique de Leaderex, SARL de global communications management. C’est dans ce monde aussi joyeux que macabre que se passe Overtime, opéra écrit et interprété par le collectif de chant l’ «ensemble 101». En alliant la musique électronique au chant lyrique, l’opéra est une ode à l’esthétique «glitch» qui explore la façon dont les petits détournements de la vie se transforment en rêve.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

La presse en parle

Distribution

Assistant mise en scène :
Crédit Photo Visuel :

Coréalisation Les Déchargeurs / l’ensemble 101

L’ensemble 101 bénéficie du soutien de la Région Nord-Pas-de-Calais, de la ville d'Hazebrouck, de google, Kick Starter et des centres d’animations actisce.

Multimédia

 
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Notes & extraits

Note artistique

Pourquoi est-ce que les groupes de rock et les troupes de théâtre écrivent leurs propres créations mais pas les ensembles de musique contemporaine ? Pourquoi est-ce qu’il y a autant de rencontres sans lendemain dans ce milieu ? Le but de l’ensemble 101, c’est d’effacer la barrière entre la composition et l’interprétation. Dans la mesure où un « style » se trouve à mi-chemin entre la composition et l’interprétation, l’ensemble 101 est un exercice en la création d’un style.

NOTE D’INTENTION

Le premier opéra contemporain que j’ai écouté dans ma vie était Einstein on the Beach de Philip Glass. C’était le seul opéra contemporain dans la collection de disques de la bibliothèque de la ville où j’ai grandi. J’étais emballé par une musique saccadée, nerveuse et répétitive ad extremum. C’était presqu’extraterrestre dans la façon dont il renonçait à toute logique musicale que je connusse, calant comme un moteur mourant et sautant de manière aléatoire et déroutante. « C’est la bande sonore d’un nouveau monde », je me suis dit. A l’âge de 15 ans, la musique avait réussi à me choquer pour la première fois de ma vie. J’en étais extatique. Plus tard dans la journée, j’ai essayé sans succès d’importer le disque dans mon ordinateur. Le lecteur se plaignait que le disque était tellement rayé qu’il ne parvenait pas à en extraire les données. J’ai donc acheté le disque d’un vendeur spécialisé à New York et quand je l’ai reçu, j’ai constaté que les qualités surprenantes de la version de la bibliothèque n’y étaient plus. J’ai emprunté de nouveau le disque de la bibliothèque et je me suis rendu compte que les rayures du disque occasionnaient des sauts qui, superposés sur la musique répétitive de Glass, créaient une expérience d’écoute singulière. C’était à ce moment que je suis tombé amoureux du glitch.
Overtime est une exploration du glitch. Qu’est-ce qu’un glitch ? Qu’est-ce qu’une machine qui glitch ? Une voix ? Une idée ? Une vie ? L’opéra se situe dans un monde où l’absurdité n’est plus une transgression – elle est tout simplement la conséquence d’un grand glitch. Dénué de son ironie, le bizarre devient banal. Ce qui est important, c’est le processus de dérapage par lequel quelque chose s’effiloche dans le temps et comment les glitches fournissent une trace sonore et dramatique de cette dénaturation. Je tiens surtout à explorer ce que les glitches révèlent dans les choses qu’ils parasitent. Je ne crois pas que les glitches sont des accidents. Chaque glitch dans ce monde est voulu d’une manière ou une autre. Ils véhiculent nos pensées et ils servent comme support à travers lequel on s’exprime. C’est difficile pour moi de préciser la ou les thématique(s) phares d’Overtime, mais j’espère que les gens voient comment l’esthétique glitch permet de ressentir les choses autrement.

Mike Solomon