On n’est pas là pour chanter des cantiques

Arnaud Marzorati

Présentation

On n’est pas là pour chanter des cantiques d' Arnaud Marzorati
Date(s) : du 15 avr 2013 au 22 juil 2013
Lundi
à 21h30
Durée : 1h15

Aristide chante la femme et la putain.
Car pour lui, la putain est sa sexualité.

Déconseillé au moins de 15 ans

Aristide vient parler de la sexualité d’Aramis, mousquetaire du Roi… fait l’éloge de Priape, le grand masturbateur, ou de Guiliguilou totem zoomorphique qui pratique l’art de l’auto fellation.
De lupanars en tripots, de caves en voûtes malsaines, ce chanteur obsédé par les entrailles du monde, a fini par trouver sa voix… voix de l’obsession sexuelle.

Par bonheur, Aristide a trouvé 3 jolies putes, 3 musiciennes obscènes qui jouent les ingénues, mais qui (dans le fond) interprètent de belles petites mélopées qui accompagnent les tergiversations péniennes du chanteur jouisseur. Et ils l’affirment, haut et fort : On n’est pas là pour chanter des cantiques…

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

Distribution

Coréalisation Les Déchargeurs / L'Heureux moment

Multimédia

Notes & extraits

La musique de Lupanar est une musique oubliée... Musique censurée, musique cloîtrée... musique non
révélée... Nous n’avons aucun témoignage sonore sur cette pratique inévitable pour a ner les plaisirs des
clients des bordels.
Quelques écrits seulement sur de petits ensembles de «musique de chambre», dans des estaminets douteux,
où les musiciennes étaient des «quatrièmes accessits ex aequo du Conservatoire » et où la « beauté et la
toilette étaient au moins de moitié dans l’apport artistique de ces sirènes du punch et de la demi-tasse ».
La musique du Lupanar est donc une musique qui se regarde.
Pas de jugement, pas de pudeur, pas d’acharnement policé ; une musique pour le plaisir... Ménestrels et
catins se sont toujours tenus par les coudes. Tant pis pour nous si une nouvelle fois nous ferons trembler
les murs de l’ «establishment ».
On n’ est pas là pour chanter des cantiques !
Arnaud Marzorati

On n’ est pas là pour chanter des cantiques est à la fois un projet ludique sur l’art de la chanson grivoise
et obscène, avec un répertoire issu principalement d’une recherche dans les ouvrages licencieux du
département "enfer" de la Bibliothèque Nationale de France.
C’est également un travail de ré exion sur l’art de la chanson salace dans le milieu bourgeois des
chansonniers du Caveau Moderne au XIXe siècle, de la restauration à la IIIe République.
En n, c’est un témoignage des rapports entre la Femme et l’Homme, et particulièrement autour de cette
notion de plaisir qui semble selon le spécialiste Alain Corbin, avoir été source de con scation et de peur, par
le biais d’une pudeur et d’un positivisme malsain que l’élément masculin imposa dans sa domination sur
le sexe faible.
Le spectacle se compose de textes de chansons anciennes, composées par des auteurs célèbres comme
Maupassant, Gautier, Louÿs, Rimbaud et d’autres anonymes ou inconnus.
Il y a également une écriture de monologues inspirés de textes historiques ou scienti ques d’Alain Corbin,
Max Chaleil ou Parent-Duchatelet.
Les musiques ont été pour certaines retrouvées mais ont nécessité une nouvelle harmonisation.
En n, nous avons composé des mélodies qui amènent le spectacle vers une musique plus « contemporaine
» avec également le souci d’une part d’improvisation, qui nous semble essentielle pour élargir le « champ »
du contenu puissant que présente le sujet de notre spectacle : chanter et dire l’obscénité.
Arnaud Marzorati

J'allais toutes les voir, toutes les essayer... Au jardin de Paris, y'en avait des milliers...
Fallait le voir, ce magni que troupeau: dociles, domptées et pourtant disponibles pour la grande sauvagerie.
Je les sentais toutes avec la fureur utérine. J'allais les voir ces pèlerines de Vénus, bourboteuses, cailles,
redresseuses, tireuses de vinaigres...
Messaline, c'était la plus belle...la véritable pute, l'honorable salope :
Toute femme, ici-bas, demande
Ou la richesse ou la grandeur :
Moi, je dis que l'homme qui bande
A seul quelque droit sur mon coeur.
Le foutre est mon bonheur suprême;
Jouir est ma première loi,
Et le vit de l'homme que j'aime
Fut toujours un sceptre pour moi.