Ma ligne droite

Romain Grard

Présentation

Ma ligne droite de Romain Grard
Date(s) :
du 5 juin 2017 au 26 juin 2017
Lundi
à 21h30
Durée : 1h15

Que reste-t’il d’un être lorsque le manque se fait sentir ?

Un homme et une femme se sont rencontrés il y a plusieurs années, ensemble ils se sont aimés. Pour lui ce sera sa plus belle histoire d’amour. Avec elle il imaginait déjà faire sa vie, elle était devenue malgré lui une partie de lui-même... Et celle-ci lui a été arrachée lorsqu’elle l’a quitté.

Cette première présentation constitue une étape de travail en vue de la production du spectacle.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

Distribution

Texte :
Mise en scène :
Comédien(s) :

Coréalisation Les Déchargeurs / Romain Grard

Notes & extraits

Ma ligne droite est mon premier projet en solo toujours en cours de création. Il s'agit donc ici d'une étape de travail, d'une maquette en chantier. Ce projet fait échos à une expérience personnelle. En partie pour cette raison là, je tiens à ce que l’écriture soit la plus sincère possible autour de ces problématiques traversées, quitte à perdre en qualité, en clarté ou en intelligence textuelle. Plus j’avance dans ce projet, plus je découvre combien toutes ces interrogations sont d’ailleurs confuses et intimes et que l’idée même d’en proposer une représentation peut se discuter si elle n’est pas abordée avec suffisamment de recul. Le danger dans cet exercice m’apparaît donc ici : à cet endroit de facilité et de gravité dans lequel pourrait basculer le personnage si la forme rendue reste trop brouillonne et proche de l’auto-thérapie. L’idée, au fil des répétitions, étant de garder toujours à l’esprit que l’espace de fiction permet au personnage de se sauver dans le jeu au plateau, là où le réel l’éloigne de cette tentative de résolution. Puiser dans cet abîme qu’est l’amour pour arriver à transformer ce mouvement intérieur en un miroir humain, sensible et ludique à destination du public. Ici les mots cherchent par conséquent à se dégager le plus possible de ce sérieux de la situation pour mieux révéler l’attente impossible, devenue presque risible au fil du temps, auquel fait face le personnage. Le public étant souvent pris à partie, c’est donc un projet poétique expérimental qui est proposé, à mi-chemin entre le seul en scène et le stand-up.

Romain Grard

« Mais bien sûr que si j’ai changé. On s’est aimé à une certaine période de notre vie, on avait besoin de ça à ce moment-là. Et c’était beau c’est vrai, mais c’est arrivé. On l’a pas fait arriver notre amour Paul. T’essayes de faire quoi là ? De nous refaire tomber les bras l’un dans l’autre ? Mais c’est absurde. C’est même pas une question que c’est possible ou pas, c’est juste absurde Paul. On tombe, on ne prévoit pas de tomber. Je souris Paul rien qu’à dire des phrases comme ça, si simples, si évidentes. Notre amour d’ailleurs était un peu comme ça, on était bête on disait des choses simples comme ça et on s’en moquait, on s’en amusait. »
« Mais moi aussi là je souris, je trouve ça beau quand on est simple comme ça tous les deux… »
« Non Paul tu ne souris pas. Tu veux sourire, mais tu feins le sourire, tu n’y arrives pas. La vérité c’est que t’es terrorisé. Terrorisé d’entendre ce que je vais te dire maintenant et l’impact que ça va avoir dès que tu vas rentrer chez toi ce soir. »