Le journal d'une femme de chambre

Patricia Piazza Georget

Présentation

Le journal d'une femme de chambre de Patricia Piazza Georget
Date(s) :
du 18 mai 2017 au 28 juil 2017
Jeudi
Vendredi
à 19h30
Durée : 1h15

Est-ce vraiment de ma faute ce qui m’arrive ?
Peut être !

Célestine, une femme de chambre nouvellement engagée dans une propriété bourgeoise en Normandie, se révèle, aux côtés de Marianne et Louise, également femmes de chambre, par ses revendications d'une absolue modernité. Sur un fond de précarité, de lutte des classes et de quête incessante d’amour, toutes trois sont entraînées entre chants bretons et Offenbach. Lors d’une nuit de confessions, elles se livrent à un jeu dangereux.

Patricia Piazza-Georget est nominée aux P'tits Molières pour le prix de la meilleure comédienne dans un premier rôle pour son interprétation du Journal d'une femme de chambre.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

La presse en parle

Très sensible et beau spectacle. L’actrice endosse avec beaucoup de maestria les différents personnages. / Critiques théâtres - 29 mai 2017 - Philippe Chavernac

Distribution

Coréalisation Les Déchargeurs / La troupe Les filles de Gaïa

Notes & extraits

L’espace de jeu est restreint de manière à souligner l’atmosphère oppressante du spectacle. Une intimité se crée ainsi entre les actrices et les spectateurs. Toutefois cet espace s’ouvre et s’élargit aux chorégraphies, laissant ainsi aux corps la possibilité d’une renaissance. La musique, le chant et la danse, telles des clairières lumineuses au sein d’une forêt étouffante, oasis de poésie, contrastent avec la noirceur du propos et donnent aux spectateurs l’échappatoire nécessaire pour poursuivre le voyage. La création lumière du plasticien Dominik Doulain apporte à la dramaturgie un visuel centré sur la présence sensible des corps et des visages, par des cadrages resserrés et lumineux sur une scène plutôt sombre. La religion omniprésente s’incarne aussi par le crucifix central et la précarité des conditions de vie des personnages est suggérée par la sobriété du décor aux couleurs unies.
Patricia Piazza Georget

" Monsieur a fait une bonne chasse aujourd’hui ?
Je ne fais jamais de bonne chasse, Célestine ! C’est pour marcher ; pour ne pas être ici où je m’ennuie !
Ah, Monsieur s’ennuie ici !
C’est-à-dire... Je m’ennuyais... car maintenant... enfin... vous voila !
Ô Monsieur, si Madame vous voyait !
Je me moque de Madame ! Elle a gâché ma vie. Je ne suis plus un homme ! Je ne suis plus rien ! On se fout de moi partout dans le pays ! C’est une vache ! Oui, Célestine, une vache… une vache…
Et puis ce matin Monsieur est entré dans le cabinet de toilette à un moment où Madame essayait devant moi son corset neuf, un affreux corset, mauve avec des fleurettes jaunes.
Le goût, c’est pas ce qui l’étouffe Madame. "