Le fruit

Francis Albiero

Champion, c’est un dialogue plein d’humanité et de poésie qui se noue.
Télérama

Présentation

Le fruit de Francis Albiero
Date(s) : du 10 nov 2015 au 14 nov 2015
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
à 21h30
Durée : 1h

Reprise

En arrivant dans la salle, le public est accueilli par un homme élégant en costume noir. Très simplement, il se maquille et se transforme à vue en « champion », son clown monstrueusement attachant. Le comédien est alors tour à tour Champion, qui dit aux filles qu'elles sont belles, et Francis qui rêve en lisant René Char ou Baudelaire. L'un aimerait faire de la "sexualité" tandis que l'autre cherche à donner du sens au verbe aimer.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

Distribution

Mise en scène :
Comédien(s) :

Coréalisation Les Déchargeurs / Cie Flex

Multimédia

Dossier de presse
Dossier de presse

Notes & extraits

Ce spectacle se situe à un moment clef de mon travail de clown, et de notre parcours de compagnie. Je serais incapable de dire à quel moment précisément est né ce personnage de « Champion ». Mais il a imperceptiblement acquis une autonomie propre. A tel point qu’il m’arrive de m’entretenir avec lui… d’où l’idée de mettre à nu cette relation schizophrénique entre moi et mon clown, en prenant bien soin de lui laisser librement la parole.
L’écriture de ce spectacle repose sur l’improvisation au service de la narration, comme n’importe quelle discipline technique dans le cirque contemporain. Les répétitions allèrent au-delà de nos espérances au point qu’aujourd’hui, je suis chaque fois surpris par la dimension que prend, en public, ce solo pas vraiment seul.

Francis Albiero

Metteur en scène de clown, voilà bien un oxymore intéressant. Le clown ne se soumet pas à une mise en scène. Il l’éprouve, la tort et finalement en fait une proposition chaque fois renouvelée qui s’appuie néanmoins sur le travail de répétitions. Il faudrait utiliser le terme : accompagnateur ou témoin de passage. Pour ma part, ce qui m’intéresse dans la mise en scène, c’est de cerner d’assez près l’imaginaire d’un artiste pour le «pousser» à trouver lui-même un chemin totalement personnel dans sa création. Ce rôle de révélateur dans l’écriture d’un spectacle présente l’immense avantage de ne pas trahir le propos de l’artiste puisqu’il en est le principal auteur. Je ne fais que le guider et le pousser à emprunter un chemin différent.

Annick Savonnet