Lacenaire

Victor Cochinat

Présentation

Lacenaire de Victor Cochinat
Date(s) :
du 10 Jan 2017 au 14 mar 2017
Mardi
à 19h30
Durée : 1h15

Un esprit brillant, profond, idéaliste, sensible bascule vers le chemin du mal, vers l’échafaud.

Pierre François Lacenaire, bandit et homme de lettres du XIXe, souffrit pendant toute sa jeunesse d’un manque d'affection familial. Il accumula plusieurs injustices, et finit par haïr le genre humain. Il devint alors voleur et assassin.
Condamné pour vol, il est incarcéré. Au cours de ce séjour, il recrute des hommes de main avec lesquels il monte des « coups » de plus grande envergure. Trahi, Lacenaire avoue sans difficulté ses crimes, fait de son procès une tribune et supplie le jury de le condamner à mort.

Informations sur le lieu

Salle La Bohème
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris, IdF

La presse en parle

Nordine Malouf sert fidèlement le texte original de Cochinat avec élégance / Atlantico

Distribution

Texte :
Adaptation :
Mise en scène :
Comédien(s) :
Lumières :

Coréalisation Les Déchargeurs / Compagnie Les Molières

Multimédia

Notes & extraits

L’atmosphère de la pièce aura un sens originel dans un espace sobre, dépouillé, au décor minimaliste et sera matérialisé de la manière suivante :
- Différents lieux et différents personnages seront mis en lumière en fonction du déroulement de l’histoire.
- Les lumières seront adaptées et au service de chaque scène.
- L’objectivité des spectateurs sera sollicitée
À l’écoute du texte de l’histoire de Lacenaire, les spectateurs effectueront une catharsis, le résultat de leur introspection sera un élément supplémentaire pour comprendre et réfléchir objectivement sur ce thème : pourquoi et comment peut-on arriver à tuer, à voler et finir sur l’échafaud.
Nordine Marouf

Il lui semble que la nature se soit fait un jeu cruel de rassembler en lui tous les dons les plus précieux. Il était né avec toutes les qualités qui peuvent faire le bonheur de l’individu et l’ornement de la société.
Est-ce sa faute s’il avait été obligé de les fouler aux pieds lui-même ?
Il avait un cœur délicat et sensible, porté à la connaissance et aux plus tendres affections, il aurait voulu voir tout le monde heureux autour de lui. Rien ne lui paraissait si doux et si digne d’envie que d‘être aimé. Son esprit vif et pénétrant eût fait de lui un homme plus brillant que solide si les injustices dont il avait été l’objet au sein de sa famille ne l’eussent pour ainsi dire forcé de se replier en lui-même, de chercher ses jouissances dans son propre cœur et de se dépouiller d’une sensibilité qu’il dut regarder comme un présent funeste et dont la nature ne dotait que ceux dont elle avait résolu le malheur.