La France contre les robots

Présentation

La France contre les robots
Date(s) :
Lundi
à 12h
Durée : 1h30

Lecture au Festival d'Avignon 2017 au Théâtre des 2 Galeries le lundi 17 juillet à 12h.

Composé au Brésil en 1944, La France contre les robots est le dernier grand texte écrit et conçu par Bernanos comme un livre autonome. En tête du premier chapitre de l’essai est indiquée cette date: 5 janvier 1945. Une note de l’édition Robert Laffont précise : «Cet ouvrage, dont le texte vient de parvenir en France, fut écrit à la fin de 1944 et donné par l’auteur au Comité de la France libre du Brésil qui en a publié l’édition originale.» Il est vraisemblable que l’essai fut composé par l’écrivain, non seulement « à la fin », mais pendant toute l’année 1944.

La France contre les robots s’inscrit, certes, dans l’ensemble des essais rédigés au Brésil, qui représentent ce qu’on peut appeler avec Jacques Chabot un « Journal de la Deuxième guerre mondiale », car il se veut témoignage porté par une conscience française immergée dans la guerre.

En écrivant Les Grands cimetières Sous La Lune, Bernanos entendait être le témoin, en France, de la guerre d’Espagne, au sens où un témoin atteste l’authenticité des faits constatés. Avec les écrits de la période brésilienne, il s’affirme comme le témoin de la France au Brésil - témoin de la vocation de la France dans le monde, d’une fidélité à l’honneur de la France incarnée dans la Résistance. Dans ce dernier essai, comme dans Les Enfants humiliés, le discours de Bernanos est donc suscité par la Second Guerre mondiale, reliée d’ailleurs à la Première dans l’inspiration de l’écrivain. Mais, au de la de ces deux guerres, l’auteur propose dans La France contre les robots une réflexion sur la civilisation contemporaine, qu’il rejette de toutes ses forces.

Michel Estève et Joseph Jurt
Notice de La Pléiade
Essais et Écrits de combats, Tome 2 page 1727

Informations sur le lieu

Théâtre des 2 Galeries
40 rue Paul Saïn
84000 Avignon

Distribution

Coproduction Les Déchargeurs / Le Pôle diffusion et Châteauvallon, Scène nationale

Notes & extraits

Extrait

On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure… Vous vous fichez éperdument de la vie intérieure, mais c’est tout de même en elle et par elle que sont transmises jusqu’à nous des valeurs indispensables, sans quoi la liberté ne serait qu’un mot.

Georges Bernanos
La France contre les robots (1945)