La Chenille et l’éventail

contes japonais érotiques, poétiques et poilus

Présentation

La Chenille et l’éventail de Delphine Brual
Date(s) :
du 9 mar 2012 au 7 avr 2012
Jeudi
Vendredi
Samedi
à 20h00 et 21h45
Durée : 69mn

Histoires crues, queues de poisson, musique à vif…

Des contes japonais à l’érotisme subtil et cru, des histoires d’amour bizarres et envoûtantes racontées en danse et en musique. La parole prend racine au creux d’une danse vibrante et se déploie dans sa rencontre avec la musique : trombone, électro-acoustique, silences, plastiques, bambous, pot de chambre, cailloux ; au cœur de cette matière sonore se découvrent les secrets des contes…

Informations sur le lieu

Salle La Bohème
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris, IdF

La presse en parle

Un bouquet de musiques, de danses, de gestuelles harmonieuses et gracieuses / Ouest France
Des artistes authentiques qui vivent l’instant présent à chaque fois renouvelé / La Marseillaise

Distribution

Mise en scène :
Musique :
Lumières :
Crédit Photo Visuel :

Coréalisation Les Déchargeurs / Quai de Scène

Multimédia

 
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Notes & extraits

Ce spectacle est né de ma rencontre avec le théâtre nô. J’y ai découvert un espace qui mêle le chant, la danse, le jeu de l’acteur, la narration et la musique. Je me suis trouvée, le temps de la représentation, comme dans un état hypnotique, se déployait sur scène un événement proche de la transe des anciens chamanes et sans comprendre le sens de ce qui se déroulait, je me suis sentie très vivante. Je me suis alors intéressée au répertoire de ce théâtre et j’ai découvert certains contes, contes très anciens, qui nous rappellent au grand mystère en même temps qu’ils nous mettent en contact avec ce qu’il y a de plus organique : des contes indicibles, des contes charnels. J’ai proposé à Olivier Lagodzki que nous les travaillons ensemble, nous avons choisi de respecter la trame des contes et de nous laisser creuser, distordre le verbe, de manière à découvrir comment ils peuvent entrer en résonance avec nous aujourd’hui : un spectacle est apparu, un spectacle qui n’est pas un nô, un spectacle qui nous dit la musique de cette rencontre.

Delphine Brual

Dans le théâtre traditionnel japonais, l’acteur possède un éventail qui est comme le pinceau qui va lui permettre de rendre visible sur scène l’invisible qui le traverse, il peint, et petit à petit son corps devient idéogramme et paysage : l’acteur danse. Grâce à mon apprentissage du Nihonbuyo (danse traditionnelle), je danse et je conte d'un même mouvement : les mots prennent racine dans mon corps, la danse dessine l’espace dans lequel la parole vient se prolonger, elle nous découvre ses creux et ses silences… Plus tard ma rencontre avec le buto m’a permis d’approfondir ce rapport entre la parole et la danse, et d’élaborer le geste sonore : Comment me mettre à l’écoute de ce qui est, et comment laisser cette écoute résonner dans mon corps ? A chaque pas, j’accompagne le mouvement que trace cette résonance, et cette résonance me danse. Danse avant la danse, le buto s’élabore à la naissance du geste, et devient un terreau fécond pour des contes organiques. Résonance, vibration, ma rencontre avec le musicien Olivier Lagodzki m’a permis d’approfondir cette recherche du geste sonore : les musiques actuelles. Olivier est tromboniste et choisit la poly-instrumentation dans une approche poétique de la musique. Dans le spectacle on entend la voix du trombone mais aussi des sons étranges nés d’objets détournés : plastiques, bambous, pot de chambre, cailloux... Les mots des contes se trouvent transformés en sons mélodieux, bizarres, quotidiens ou silencieux, le tout sur fond de manipulations électroniques. Musiques, sons, danses, gestes, paroles et bruits s’entremêlent et se jouent les uns des autres, au creux de cette matière sonore et de cette musique se dévoilent les mystères des contes…

Delphine Brual

Elle s’intéresse à toute sorte de chenilles… Les grosses, les petites, les rondes, les longues, les blondes, les maigres et bien raides, les pointues, les douces et caressantes, les triangulaires, les molles… Mais ce qu’elle préfère c’est la chenille… poilue, poils au au au ô !
Pourquoi ne pas aimer la chenille, si l’on aime le papillon, après tout la chenille est l’ancêtre du papillon…