Improbable duo pour un violon

Sylvie Mandier

Et l’amitié ? Tu ne crois pas que ça nous aide à vivre aussi ?!

Présentation

Improbable duo pour un violon de Sylvie Mandier
Date(s) :
du 4 aoû 2016 au 3 sep 2016
Jeudi
Vendredi
Samedi
à 19h30
Durée : 1h20

Jeudi au samedi à 19H30

Entre rêve et réalité, les retrouvailles de deux amies d'enfance : Agathe, violoniste, secrète et Louise, comédienne, extravagante. Usant de son goût du jeu, Louise s'aventure dans un stratagème de reconquête, comme un défi au temps.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

La presse en parle

Entre jeu burlesque, réflexion autour des séquelles intimes et thèmes de la réparation et de la réconciliation, Sylvie Mandier promet d'aborder poétiquement le sujet de la victoire de chacun sur les "petites et grandes fêlures de la vie". / Télérama Sortir

Distribution

Texte :
Mise en scène :

Production Esperluète & co

Multimédia

Dossier de presse
Dossier de presse

Notes & extraits

Ma rencontre avec la violoniste Brigitte Angélis a ravivé mon envie d’écrire une pièce dialoguée avec une musicienne. J’ai imaginé deux femmes vivant de façon folle ou absolue pour leur art, dont l’une est confrontée à la nécessité vitale, de réparer une rupture injuste de leur amitié, suite à un malentendu à l’adolescence, et de se retrouver. Une jubilation naturelle m’est venue en créant une stratégie de reconquête basée sur le travestissement.

Je souhaite traiter avec humour et fantaisie les moments intimes, puis les rencontres, en intégrant la gravité des drames sous-jacents à l’histoire d’Agathe, violoniste et Louise, comédienne. Nous donnerons vie à ces personnages cocasses, touchants, entre rêve, cauchemar et réalité, dans une mise en scène sobre, suggestive et poétique.

Défier le temps par le biais de l’Amitié («Et l’amitié ? Tu ne crois pas que ça nous aide à vivre aussi ?! » demande Louise à l’une de ses confidentes /personnages de la littérature théâtrale), transmettre l’Espoir de la Seconde Chance, le soulagement de la Réparation et de la Réconciliation !... Par les temps qui courent !...

J’aimerais que la pièce mette en exergue leur rapport au travail artistique, dans un jeu parfois burlesque, en faisant ressentir tout à la fois le labeur de leurs préparations et la passion qui les anime. La musicienne parle à son violon comme à un amoureux, se dispute avec lui, se réconcilie, dans une relation passionnelle. La comédienne s’en donne à coeur joie de se transformer en sautant malicieusement d’un personnage à l’autre.

Oeuvrons pour que l’aboutissement de la stratégie de « reconquête », imaginée par Louise, soit vécu par les deux femmes, ainsi que par les spectateurs, comme une victoire sur les petites et grandes fêlures de la vie.

Sylvie Mandier

[Louise : Oh, la fatigue, c’est depuis que mon fils… enfin non c’est à cause du mauvais temps… En fait, j’essayais de vous dire : quand on était ados… on a tous été ados bien sûr… et dans nos discussions on refaisait le monde… passionnément… Vous écoutiez de la musique ?
Agathe : Oui, Stravinsky, Le Sacre Du Printemps
Louise : C’est beau la musique, c’est mystérieux, ça vous transporte, ça fait planer, ça vous rend libre… Tchekhov disait « Soyez libre comme le vent ! » C’est étrange ce vent…]

[Louise : Ah oui, je vais me dissimuler derrière une ribambelle de personnages qui vont l’entourer, la piéger, elle ne pourra plus m’échapper comme elle l’a fait, dans le silence intersidéral du cosmos !... C’est une mascarade risquée et malhonnête, une tartufferie... Mais non… Elle ne m’a pas reconnue, ça devrait fonctionner… Non elle ne m’a pas reconnue !... Je dors, c’est un songe ! Et c’est vous cher Monsieur Corrado qui me racontez une histoire pour me consoler, un conte pour petits et grands, n’est-ce pas ?!…]

[Louise (au téléphone avec Nina): Non ! réparer cette injustice et dissiper ce malentendu qui m’obsède encore aujourd’hui !... Et bien si elle me jette… C’est quoi cette fatale destinée, cette irréversibilité, cet inéluctable ! C’la n’aurait pas dû se passer comme ça, pas comme ça ! On aurait pu faire de grandes choses ensemble ! Mais non je ne m’énerve pas ! Bon excuse-moi Nina, j’te rappellerai, j’te tiens au courant.]

[Louise : … c’est le trésor de sa maman qui ne se laisse pas prendre par n’importe qui et c’est bien normal ! Non je plaisante, c’est un grand ! Et vous faites corps avec lui.
Agathe : Bon, il est 15h 33 min et 54 sec. Avez-vous une vraie question me concernant ?
Louise: Oui, heu… Comment avez-vous trouvé votre vibrato ?
Agathe : En mettant les doigts dans une prise électrique ! Maintenant excusez-moi, je dois vous laisser pour préparer mon concert (la journaliste sort)
Agathe (à son violon) : Non mais tu as vu le phénomène ?! Franchement il n’y avait pas de quoi te rebeller… Elle est complètement toquée cette femme-là … Oui c’est ça, complètement gaga !!! …. Allez mon chéri, on se prépare, on va jouer pour Riccardo.]

[Louise : Et puis ça n’sert à rien de vous énerver Madame… Vous n’avez qu’à jouer avec un autre violon ce soir !
Agathe : Jamais, vous entendez, jamais je ne pourrais jouer avec un inconnu !
Louise : Faut pas exagérer Madame, c’est qu’un violon, un instrument … Moi j’n’vais pas mourir si j’change de plumeau ! C’n’est pas parce qu’on dit qu’il a une « âme » le violon, ce p’tit bout d’bois à l’intérieur, qui a même pas d’couleur ! Et puis vous devriez faire le ménage dans votre vie aussi, remettre de l’ordre dans vos pensées, ça vous permettrait, d’y voir plus clair dans vos souvenirs…
Agathe : Ecoutez Elise, je vous ai vraiment appréciée pendant vos premiers jours de travail, mais là, vous dépassez les bornes avec vos remarques désagréables !
Louise : Tenez, Madame, le voilà !]