Diktat (reprise)

Enzo Cormann

Présentation

Diktat (reprise) d' Enzo Cormann
Date(s) :
du 15 oct 2016 au 17 déc 2016
Samedi
à 17h00
Durée : 1h30

Si l’on veut que l’idée de bâtir son existence ait un sens, il faut lui en inventer un.

Une guerre civile, un pays, des personnages imaginaires, Val et Piet. L'un est Tribe, l'autre Trace. Après deux décennies de séparation, une guerre civile qui a fait d’eux des ennemis, les deux demi-frères se retrouvent. Val, admirait Piet comme on le fait d'un aîné. Aujourd'hui, il le retient prisonnier et menace de le tuer.

Informations sur le lieu

Salle Vicky Messica
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

La presse en parle

La mise en scène est simple, elle laisse toute la place aux acteurs, bien dirigés. On suit avec un vif intérêt le dialogue entre Syrus Shahidi (Val) et Stan Tyebo (Piet). / Télérama

Une mise en scène subtilement réglée : Stan Tyebo, tout a fait excat et Syrus Shahidi saisissant, l'interprètent parfaitement. / Webtheâtre

Distribution

Texte :
Mise en scène :
Comédien(s) :
Lumières :

Production Syrus Shahidi - Coréalisation Les Déchargeurs / Syrus Shahidi

Multimédia

Notes & extraits

MOT DE L'AUTEUR
DIKTAT est né d’une phrase, propos d’un vieil habitant de Vukovar, de mère croate et de père serbe, rapporté par Jean Hatzfeld : «La nature humaine est incroyable, elle peut habiter dans les ruines comme elle peut-être habitée par les ruines.»
Je me suis simplement demandé quelle forme revêtiraient ces ruines dans vingt-cinq ans. Alors, j’ai imaginé les retrouvailles de deux demi-frères, après deux décennies de séparation consécutives et d’une guerre civile qui a fait d’eux des ennemis. Une guerre civile, un pays, des personnages imaginaires... J’ai donné la parole au premier, qui a déclaré ceci : «Je m’adresse à vous dans le temps figé de ma propre mort, posé sur le bord du monde comme ces photos dont nous meublons notre horizon par crainte du vertige.» Le second, quant à lui, a surgi en armes.

Enzo Cormann

MOT DU METTEUR EN SCÈNE
Depuis mes débuts de comédien, j’ai toujours été séduit, interrogé par l’écriture d’Enzo Cormann comme par exemple celle de Berlin ton danseur est la mort, pièce dans laquelle il mélange personnages éminemment dramatiques, situations d’huis-clos théâtral avec ses interrogations historiques et philosophiques plus largement universelles.
C’est ce que j’ai retrouvé dans DIKTAT.
Ma propre mère qui a quitté Hanovre et l’Allemagne en ruine en 1945, je l’avais un peu retrouvée dans Berlin ton danseur est la mort. L’ex snipper bosniaque qui fumait maladivement cigarette sur cigarette, la jeune interprète avide de parler, de rire et de danser. J’ai revu le stade de Sarajevo couvert de croix de bois et l’enfant de huit ans qu’on empêche, dans un cri d’horreur de jouer à cache-cache dans un jardin broussailleux de « Snipper Allée » parce qu’inondé de mines. Ces personnages sortis de ma mémoire, je les ai tous retrouvés entre les lignes de Diktat.

Patrick Bonnel

EXTRAIT
La guerre docteur ? Qui faisait donc la guerre ? A qui notre mère faisait-elle la guerre, d’après toi? Est-ce j’étais en guerre?