Cap au pire

Samuel Beckett

Les mots sont des traîtres. Mais ils sont ce qui reste. Pour « dire encore ». « Encore. Dire encore. Soit dit encore. ».

Présentation

Cap au pire de Samuel Beckett
Date(s) :
/
du 6 juil 2017 au 29 juil 2017
à
Durée : 1h10

Cette pièce est disponible en préachat pour le mois de novembre 2017 avant les représentations parisiennes à l'Athénée - Théâtre Louis Jouvet.
Une seconde tournée est prévue pendant les mois d’octobre, novembre et décembre 2018.

Il paraît que Cap au pire (Worstward Ho), tient son titre d’un roman d’aventure de Charles Kingsley Westward Ho (Cap à l’ouest). Le roman de Charles Kingsley célébrait les victoires de l’Angleterre. L’œuvre de Samuel Beckett avance dans le noir… Mais peut-être avec Beckett est-ce finalement aussi d’une aventure qu’il s’agit. Une aventure dans un cerveau. Le voyage d’un homme dans l’univers des mots. Cap au pire est une déclaration d’amour à l’écriture, une déclaration d’amour aux mots, même s’ils « assombrissent et enténèbrent » comme le dit Thomas Bernhard. Les mots restent.

Informations sur le lieu

Théâtre des Halles - Avignon
Théâtre des Halles
rue du Roi René
84000 Avignon

Distribution

Texte :
publié aux éditions
Mise en scène :
Comédien(s) :
Lumières :
Costumes :

Coproduction L'Aurore boréale / Les Déchargeurs / Le Pôle diffusion

Notes & extraits

MOT DU METTEUR EN SCENE

Qui d’autre pour dire « Rien sauf eux. Ce qu’ils disent » que Denis Lavant ?

Denis Lavant est un comédien-lecteur. Quand vous faites une lecture de Cap au pire avec Denis Lavant, comme ça à la maison, de manière informelle, pour voir ce que ça donne, il vous parle de Maurice Pons et de Raymond Cousse. Denis est un lecteur rare. Il a besoin des mots. Ce sont eux qui nourrissent sa vie d’acteur. Sa vie tout court. J’ai envie de le regarder, lui le comédien-lecteur s’enfoncer dans cette nuit de mots. Se débattre avec eux. Aller le plus loin possible en eux. Traverser Cap au pire, c’est avancer dans une écriture. Se frayer un chemin. Le plus loin possible. Le plus près possible. Denis et moi avons une relation particulière, précieuse. J’ai commencé le théâtre avec lui. Avec La Faim de Knut Hamsun. Nous nous sommes retrouvés autour de Marius von Mayenburg pour Le Chien, la nuit et le couteau. Nous avons encore des choses à nous dire. Encore des aventures à mener.

Jacques Osinski