Bidules Trucs

Pierre Notte

Hommages à Py, Pommerat, Perrault,Sylvestre, avec clins d’oeil aux cabarets déglingués, 6 contes pour tous.

Présentation

Bidules Trucs de Pierre Notte
Date(s) :
du 3 oct 2012 au 19 déc 2012
Mercredi
à 14h30
Durée : 1h

Six contes, fabulettes avec bestiaire féerique, petits monstres et fauves pitoyables, composent ces Bidules, trucs, incursions fantasques dans le spectacle jeune public. Grenouilles, lion de plâtre, girafes, ratons-laveurs et critiques d’art... Les six historiettes absurdes, monstrueuses, plus ou moins morales de Bidules, trucs se racontent avec des marionnettes, des comédiens et des chansons dans des petits espaces de bric-à-brac bricolés.

Informations sur le lieu

Vingtième Théâtre
7 Rue des Plâtrières
75020 Paris

La presse en parle

France 2 - journal télévisé
Drôle et poétique... aussi réjouissant pour les parents que pour les enfants / Y.Bouchikhi
France inter / Le masque et la plume
Insolent, drôle / J.Nerson
Le Figaro oooo
Pierre Notte a écrit six contes « pas seulement pour les enfants », caustiques et drôles. Une heure de merveilleux. / N.Simon
Télérama TTT
Un régal pour tous, parents et enfants / S. Bernard-Gresh

Distribution

Texte :
publié aux éditions
Mise en scène :

Les Déchargeurs / Le Pôle

& le Vingtième Théâtre

Le spectacle a bénéficié lors de sa création du soutien du fonds sacd, de l’adami et de la spedidam

Multimédia

 
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Notes & extraits

Le mot de l'auteur

Adolescent, j’abandonne le lycée, deviens animateur dans un centre de gériatrie, la fondation Roguet, à Clichy, et bientôt à l’hôpital Beaujon, au centre de loisirs. Je mets en place un petit atelier théâtre avec une vingtaine d’enfants âgés de quatre à dix ans. Nous jouons à représenter Le Petit Prince, puis des petites pièces écrites avec eux, ou pour eux, les enfants. Le Monde est plein de misères. Et d’autres broutilles. Alors j’écris pour eux, mais pour des enfants très différents les uns des autres, selon l’endroit d’où ils viennent, selon leur âge, leur couleur de peau, leur sensibilité, selon la classe sociale de leurs parents. Au centre de loisirs de l’hôpital Beaujon, j’encadre les gamins des professionnels du milieu hospitalier, un monde de gens là aussi très différents. J’écris des contes, que nous jouons à représenter avec des marionnettes ou des acteurs de six ans. Des contes pour chacun. Celle-là veut une rose, celui-ci un zèbre, un autre un policier. Celle-ci veut rigoler, celui-ci aime avoir peur. Celui-là préfère quand ça n’a pas de sens. Aujourd’hui, je veux à nouveau m’atteler à cette écriture si particulière. Revenir aux univers infiniment contrastés de l’enfance à travers neuf contes tout aussi contrastés, sans jamais pour autant tenter de simplifier l’écriture, sans jamais se laisser tenter par la neutralisation de la langue. J’ai repris ici les fables à deux ou trois personnages humains ou féeriques, avec petits monstres, fauves pitoyables ou dragons domestiques. Il y a là un conte cruel, un conte absurde, une farce loufoque, une fable poétique, un conte horrifique, une parodie de conte de fée, une blague de conte moral… Apparaissent des grenouilles et des girafes, des ratons laveurs, des arrêts de bus renversés, des fleurs mal lunées. C’est influencé par l’importance qu’ont pu prendre Le Petit Prince et Pierre et le Loup, les chansonnettes d’Anne Sylvestre, et pourquoi pas Obaldia, et humblement pourquoi pas Olivier Py quand il s’empare de Grimm, de Pommerat quand il se lance dans les contes du Petit Chaperon rouge ou de Pinocchio dont s’emparait Castelucci. Donner à voir et à entendre d’autres choses à l’enfance et à ses publics, spectateurs tellement impatients, imprévisibles. Et revenir un peu à l’enfance pour vieillir un peu moins vite.

Pierre Notte

La note du metteur en scène

On sait que Pierre Notte est un joueur, tendre et cruel. Dans Bidules, trucs, il s’amuse à démonter le théâtre comme un enfant qui ouvre ses jouets pour voir ce qu’il y a dedans. Il tourne et détourne nos mythologies enfantines: les fées sont méchantes, les pensées absurdes, et les enfants pas si gentils. C’est du théâtre où l’on rit beaucoup, en n’ayant pas peur d’être un peu « too much » – car sinon à quoi ça sert de jouer la comédie !!!
Quelques marionnettes, un piano, trois acteurs : on se déguise, on invente.
« Toi, tu fais le roi, moi je suis Pan Pan!!! ». On se répartit les rôles dans l’urgence, naïvement, dans le plaisir de l’immédiateté, du présent. On devient grenouille, otarie, raton laveur, girafe. Les garçons jouent aux filles et inversement. On a la tête à l’envers et c’est chouette. Le langage est sens dessus dessous. On se fiche des grands, mais en même temps on les aime bien, alors on fait un petit peu attention. Mais à la fin, on mange le loup : car il n’est pas dit qu’on lui laissera le dernier mot.
Pierre Notte est un gamin, et c’est pourquoi il a écrit des saynètes parfaitement ciselées qui visent juste et font de la vie une belle et grande comédie... Bidules, trucs sera un cabaret où le ludisme racontera toujours la gravité de l’enfance, celle dont on ne guérit jamais tout à fait...

Sylvain Maurice